Karaté Plescop
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Ecole Shotokan



étoile iconHistorique


Le propre de l'homme est de transmettre son savoir à sa descendance. Cela le différencie de l'animal et lui permet d'aller toujours plus loin sur sa voie qui est celle de l'évolution. La transmission de méthodes de combat codifiées remonte donc à la nuit des temps.
Le Karaté ne fait pas exception, son histoire est emplie de héros, de mythes et de légendes... De plus, contrairement à d'autres pratiques martiales, le Karaté n'a pas encore trouvé sa forme terminale, nous progressons encore vers le toujours mieux, nous cherchons. Le Karaté n'est pas seulement une histoire que l'on raconte.
Le Karate dô (空手) est un art martial japonais.
Cependant, à l'origine, Karaté signifie « boxe chinoise ». Bien que les origines anciennes du Karaté soient très vagues, on sait pourtant qu'il y a 1400 ans, Daruma Daishi qui enseignait au Temple Shaolin en Chine, employait des techniques qui sont à la base du Karaté.
Plus tard, ces techniques se sont développées pour devenir la forme de combat appelée Boxe Shaolin. Au 16ème siècle, la Boxe Shaolin venue de Chine a atteint Okinawa. Elle s'est mélangée aux techniques locales d'Okinawa pour donner plusieurs styles Okinawaiens.
En 1922, alors qu'il avait maÎtrisé les deux styles principaux d'Okinawa, MaÎtre Gichin FUNAKOSHI, Président de l'Association de l'Esprit des Arts Martiaux, fut choisi pour faire une démonstration de Karaté à la première Exhibition Athlétique Nationale à Tokyo. Cela permit d'introduire l'ancien art martial dans le reste du Japon. Sollicité par des amis et des instances officielles, il resta à Tokyo pour enseigner.


étoile icon Philosophie:

Le Karate dô ( 空手 ) est un art martial japonais. En japonais : « kara » signifie le vide et plus précisément la vacuité au sens bouddhique du terme, « te » est la main. On traduit littéralement par « La main vide ». Do se traduit par : voie... Le Karaté-do est donc l'art, la voie de la main vide. Une main vide qui n'a pas besoin d'arme pour se défendre mais aussi une main vide de mauvaises intentions : une main ouverte, une main tendue.
Cette définition peut sembler paradoxale : pourquoi une méthode de combat aurait-elle pour seul objectif le non combat à Pour comprendre les Arts Martiaux, il suffit pourtant de connaÎtre les hommes...
Tous sont faits de bien et de mal, de bonnes et de mauvaises pulsions, de Yin et de Yang. Certains refusent de voir leurs mauvais côtés, d'autres cherchent à s'améliorer. Le karatéka apprend à connaÎtre ses peurs et ses limites. Par sa pratique il cherche à maÎtriser ses pulsions, bonnes et mauvaises.
Ainsi il s'améliore de jour en jour, techniquement bien-sûr mais également et surtout humainement...


Les Différents Styles de Karaté



Il existe un très grand nombre de styles de Karaté. Certaines écoles sont très proches, d'autres sont si éloignées qu'il pourrait presque s'agir d'art martiaux différents ...

Les différentes écoles

Plusieurs écoles, ou styles, différentes ont émergé au cours du XXème siècle : Shorin-ryu ( 少林流, style de Shaolin ): est le style le plus ancien mais connaissant de multiples variantes.
Shotokan-ryu ( l'école de " la maison de Shoto ", Shoto étant le nom de plume de Gichin Funakoshi ) : style de Karaté fondé en 1938 et issu du Shorin-ryu d'Okinawa introduit par Funakoshi père. Mais c'est son fils Yoshitaka qui fut à l'origine du style tel qu'on le connait désormais.
Ce style est considéré comme l'un des plus puissant; les coups de poings sont directs, les coups de pieds bas et les katas sont longs.
Shotokaï-ryu ( l'association de Shoto ) : association fondée en 1935 par les disciples de Gichin Funakoshi mais ne devient un style de Karaté à part entière qu'en 1957 sous l'égide de Shigeru Egami.
Ce style se veut être le prolongement des recherches de Yoshitaka Funakoshi ( Shotokan ) et intègre des techniques et notions propres à l'aïkido afin de rendre la méthode davantage en rapport avec les traditions martiales japonaises ( Budo ).


étoile icon La lignée des maÎtres du club de Plescop:

Après avoir été importé de Chine, le Karaté a été développé et perfectionné à Okinawa Du XVIIème siècle au XIXème siècle, du fait que la pratique de cet art était interdite par l'occupant japonais, les cours avaient lieu en secret, de nuit dans des jardins fermés.

Il s'est "ouvert" au milieu du XIXème siècle grâce à : Sokon Matsumura, (1809-1896). photo-iconphoto sokon

Il est l'héritier du shuri-te et créateur du Shorin-ryu, prononciation okinawaïenne de shaolin pour en rappeler l'origine. Il fut le garde du corps personnel des trois derniers rois d'Okinawa, et entraÎneur officiel de leur garde Sokon Matsumura ( 1809 - 1896 ), issu de la noblesse locale, commença l'apprentissage du Shuri-te à l'âge de 10 ans, sous la férule de "Tode Sakugawa", il fut son dernier disciple. Il devint son successeur. Ses qualités de combattant étaient si exceptionnelles qu'il devint très rapidement, à l'âge de 19 ans, le responsable et instructeur de la garde du palais de Shuri ( résidence des rois d'Okinawa ) et garde du corps personnel du Roi. Il est resté à ce poste sous les 3 derniers règnes des rois d'Okinawa. Il avait un très grand esprit de recherche, et travailla beaucoup pour développer son art. Il s'entraÎna avec un marin chinois du nom de "Chinto", et créa un kata en son honneur. Il travailla aussi avec d'autres maÎtres chinois, dont Ason, et Iwa. Il systématisa son art pour pouvoir l'enseigner, et y introduisit les katas Kushanku (ainsi nommés en référence à l'un des 2 maÎtres de Sakugawa), et Hakutsuru ( Grue Blanche ), que Sakugawa lui avait enseignés, et créa en outre Chinto et Gojushiho ( 54 pas ). Il créa aussi le kata Naïhanchi, pour renforcer le corps et permettre de développer la stabilité du combattant debout et son équilibre dans des déplacements rapides. Tous les styles de Karaté modernes, sans aucune exception sont issus de son enseignement, y compris, en partie, le Goju-ryu, et le Uechi-ryu ( les 2 autres styles traditionnels okinawaiens ). Il nomma son système "Shorin-Ryu", prononciation okinawaïenne de shaolin pour en rappeler l'origine. Il eut de nombreux disciples, dont plusieurs furent très éminents, en particulier Itosu Anko, son successeur officiel, qui jeta les bases du développement du Karaté tel que nous le connaissons aujourd'hui, et qui est le "vrai" père du Karaté moderne.


C'est ce dernier qui introduisit dans les écoles d'Okinawa, l'entraÎnement de "l'Okinawa-Te" ( appelé ainsi, pour gommer les différences entre les différents courants du "Tode" et aussi, et peut-être surtout, pour supprimer les références à la Chine avec laquelle le Japon était en guerre à ce moment ). - Azato Yasutsune ( le premier maÎtre de Funakoshi ), - Anko Itosu ( 1832 - 1916 ) ( le second maÎtre de Funakoshi ), est le principal disciple de Sokon Matsumura, son successeur. Anko Itosu se rendit compte que les katas anciens étaient trop complexes ou trop dangereux pour des collégiens. En 1907 il créa des katas simplifiés, les Pinan, à partir des katas Passai, Kushanku, Chinto et Jion. Il scinda aussi le kata Naihanchi en trois afin de rendre son apprentissage plus facile. Anko Itosu était réputé pour sa force et les nombreux défis qu'il gagna toujours. Il eut de très nombreux disciples, dont les quatre principaux furent Chibana Shoshin, Gichin Funakoshi, Shinpan Shiroma et Kenwa Mabuni Suite au choix fait par Shoshin Chibana, pour satisfaire la demande de Jigoro Kano ( créateur du Judo ), c'est MaÎtre Funakoshi qui introduisit le Karaté en 1922 sur l'archipel japonais en réalisant une démonstration devant l'empereur du Japon. - MaÎtre Gishin Funakoshi ( 1868 -1957. ) Ce dernier a développé une véritable pédagogie du Karaté Shorin-ryu, créant les cinq premiers kata de base ( pinan shodan, pinan nidan, pinan sandan, pinan yodan, pinan godan ), à partir de plusieurs kata d'origines, longs et compliqués dont, entre autres: kosokun dai ( ou kushanku dai ou encore kanku dai en japonais ). Il fut, en 1901, l'instigateur de l'introduction du Karaté comme "matière" obligatoire dans le cursus scolaire d'Okinawa. C'est d'ailleurs pour faciliter son enseignement à de jeunes enfants qu'il a créé les Pinan. Mais c'est son fils Yoshitaka Funakoshi qui fut à l'origine du style tel qu'on le connaÎt désormais.


MaÎtre Gishin Funakoshi photo-iconphoto funakoshi photo-iconphoto funakoshi


Né en 1868 à Okinawa, Gishin Funakoshi débute la pratique du Karaté à l'àge de 12 ans sous la direction de maÎtre Azato. C'est en 1922 qu'il écrit un premier livre et qu'il présente à Tokyo une démonstration qui permet à l'art secret d'Okinawa de sortir des limites de son Île. Il nomme cet art le Karaté-do : "la voie de la main vide". MaÎtre Funakoshi est aussi un poête dont le pseudonyme de calligraphe "shoto" signifie "vague de pin".

En 1938, son premier dojo est construit. Il est nommé "Shotokan". MaÎtre Funakoshi est reconnu comme le père du Karaté moderne. Les techniques qu'il a développées et sa philosophie sont aujourd'hui enseignées à travers le monde.

Le Shotokan est régi par des normes internationales. Les grades ( ceintures ) sont reconnus dans tous les pays. Le directeur technique pour les Amériques est MaÎtre Teruyuki Okazaki, 9ème dan. Il fut un élève de MaÎtre Funakoshi, MaÎtre Taiji Kase - le précurseur. photo-iconphoto maitre kase
Le parcours de MaÎtre Kase, Un certain mystère plane sur le parcours de ce maÎtre, né au Japon en 1929. Il y étudie tout d'abord le Judo et l'Aïkido. Il connaÎt ses premiers entraÎnements de Karaté dans la marine, dans des conditions très violentes, et s'entraÎne ensuite dans le dojo de Yoshitaka Funakoshi, le fils de Gishin Funakoshi. Nous retrouvons quelques années plus tard MaÎtre Kase, combattant hors-pair, à l'université de Taikushoku ou il dirige les cours combat de la J.K.A. la puissante fédération Shotokan.

Les entraÎnements étaient très durs. N'oublions pas que dans les années 60, c'est lui, avec MaÎtre Nishiyama, qui était chargé de relever les défis ! Comme les plus grands maÎtres japonais au milieu des années 60, il est chargé de la divulgation de cette discipline à travers le monde. 9 années d'enseignement en France. 9ème dan de Karaté, MaÎtre Taiji Kase a vécu en France à partir de l'année 1967. Dès son arrivée, fidèle à son instinct de guerrier, qui ne s'est jamais atténué, il se confronte aux champions des différentes méthodes de combat. Le résultat est sans appel. Suivent cinq années d'entraÎnement historiques, dans le dojo du 34 rue de la Montagne Sainte Geneviève, creuset du Karaté. Puis il ouvre en 1973 le dojo de la rue Daguerre. Trois années d'enseignement exceptionnel ont lieu dans cette salle du 14ème arrondissement. Il s'agit d'un vrai dojo, consacré uniquement au Karaté, ouvert de 9 heures du matin à 10 heures du soir. En 1976, MaÎtre Kase prend ses distances avec toute organisation après avoir conduit sa sélection à la 3ème place aux Championnats d'Europe Shotokan IAKF. Pascal Lecourt : Le Club de Plescop Dans la droite ligne de MaÎtre Kase : Pascal Lecourt, Brieuc Trégouet, Fabrice Meignen

Photo de groupe photo-iconphoto groupe  photo-iconphoto groupe


étoile icon L'éthique du Karaté:

Le Karaté-do est un art martial noble. "Comme la surface polie du miroir qui réfléchit tout ce qui se trouve devant lui et de même qu'une vallée tranquille qui répercute même les faibles sons, l'élève du Karaté doit évacuer de son esprit toute forme d'égocentrisme et de méchanceté afin de se concentrer pour réagir de la bonne façon à tout ce qu'il peut rencontrer sur son chemin." Gichin Funakoshi ( Karaté-do Nyumon ) Le Bushido ou code d'honneur du Karaté : Même si le Karaté se pratique comme un sport par actuellement bon nombre d'adeptes sur la planète, beaucoup de pratiquants ont à coeur le code déontologique du "Bushido" ( la voie des techniques du guerrier ). à ce titre, le Karaté devient plus un art de vivre qu'un simple sport et tend vers la maÎtrise du corps mais aussi de l'esprit. Ce code "Bushido" est en fait historiquement le code d'honneur de la caste militaire japonaise des samouraïs qui émergea véritablement pendant la période Heian au 12e siècle. L'apparition du terme de "Bushido", en tant que tel, date du 16ème siècle au moment ou le Japon était ravagé par les guerres civiles. Il fut standardisé au 17ème siècle sous la période Tokugawa. Le samouraï fut alors comparé à un véritable exemple vivant. Ce code est imprégné de nombres d'influence bouddhiques et taoïstes. Les grandes lignes en étaient les suivantes :

1. L'HONNEUR ( MEIYO )
2. LA FIDéLITé ( CHUJITSU )
3. LA SINCéRITé ( SEIJITSU ou MAKOTO )
4. LE COURAGE ( YUUKI ou YUUKAN )
5. LA BONTé et LA BIENVEILLANCE ( SHINSETSU )
6. LA MODESTIE et L'HUMILITE ( KEN )
7. LA DROITURE ( TADASHI ou SEI )
8. LE RESPECT ( SONCHOO )
9. LE CONTRôLE DE SOI ( SEIGYO )

1. L'HONNEUR (MEIYO) 敬
C'est la qualité essentielle. Nul ne peut se prétendre Budoka (Guerrier au sens noble du terme) s'il n'a pas une conduite honorable. Du sens de l'honneur découlent toutes les autres vertus. Il exige le respect du code moral et la poursuite d'un idéal, de manière à toujours avoir un comportement digne et respectable. Il conditionne notre attitude et manière d'être vis-à-vis des autres.
2. LA FIDéLITé (CHUJITSU) 信
Il n'y a pas d'honneur sans fidélité et loyauté à l'égard de certains idéaux et de ceux qui les partagent. La fidélité symbolise la nécessité incontournable de tenir ses promesses et remplir ses engagements.
3. LA SINCéRITé (SEIJITSU ou MAKOTO) 真
La fidélité nécessite la sincérité dans les paroles et dans les actes. Le mensonge et l'équivoque engendrent la suspicion qui est la source de toutes les désunions. En Karaté - do, le salut est l'expression de cette sincérité, c'est le signe de celui qui ne déguise ni ses sentiments, ni ses pensées, de celui qui se sait authentique.
4. LE COURAGE (YUUKI ou YUUKAN) 勇
La force d'âme qui fait braver le danger et la souffrance s'appelle le courage. Ce courage qui nous pousse à faire respecter, en toutes circonstances, ce qui nous paraÎt juste, et qui nous permet, malgré nos peurs et nos craintes, d'affronter toutes les épreuves. La bravoure, l'ardeur et surtout la volonté sont les supports de ce courage.
5. LA BONTÉ LA BIENVEILLANCE (SHINSETSU) 善良
La bonté et la bienveillance sont les marques de ce courage qui dénotent une haute humanité. Elles nous poussent à l'entraide, à être attentif à notre prochain et à notre environnement, à être respectueux de la vie.
6. LA MODESTIE et L'HUMILITE (KEN) 謙
La bonté et la bienveillance ne peuvent s'exprimer sincèrement sans modération dans l'appréciation de soi-même. Savoir être humble, exempt d'orgueil et de vanité, sans faux-semblant est le seul garant de la modestie.
7. LA DROITURE (TADASHI ou SEI) 直
C'est suivre la ligne du devoir et ne jamais s'en écarter. Loyauté, honnêteté et sincérité sont les piliers de cette droiture. Elle nous permet de prendre sans aucune faiblesse une décision juste et raisonnable.
8. LE RESPECT (SONCHOO) 尊重
La droiture engendre le respect à l'égard des autres et de la part des autres. La politesse est l'expression de ce respect dû à autrui quelles que soient ses qualités, ses faiblesses ou sa position sociale. Savoir traiter les personnes et les choses avec déférence et respecter le sacré est le premier devoir d'un Budoka car cela permet d'éviter de nombreuses querelles et conflits.
9. LE CONTRôLE DE SOI (SEIGYO) 制御
Cela doit être la qualité essentielle de toute ceinture noire. Il représente la possibilité de maÎtriser nos sentiments, nos pulsions et de contrôler notre instinct. C'est l'un des principaux objectifs de la pratique du Karaté-Do, car il conditionne toute notre efficacité. Le code d'honneur et de la morale traditionnelle enseignée dans le Karaté-Do est fondé sur l'acquisition de cette maÎtrise.



étoile icon Les KATA:

Présentation générale des techniques du Karaté. Le Karaté est basé sur des techniques de percussion utilisant l'ensemble des armes naturelles du corps ( doigts, mains ouvertes et fermées, avants bras, pieds, tibias, coudes, genoux, tête, épaules... ) en vue de bloquer les attaques adverses et/ou d'attaquer. Les techniques regroupent des parades, des esquives, des balayages, des projections et de clés. Pour acquérir la maÎtrise de ces techniques en combat, l'enseignement comporte trois domaines d'étude complémentaires : le kihon, les katas et le kumite.


1. Le kihon consiste à répéter dans le vide en l'absence de confrontation des techniques et postures de façon statique ou dynamique.


2. Le kata est un enchaÎnement codifié et stéréotypé de techniques ayant pour but la formation du corps et l'acquisition d'automatismes, la transmission de stratégies. Le kata déborde l'aspect purement technique en permettant au pratiquant, par de très nombreuses répétitions, de tendre vers la perfection du geste et surtout de faire l'experience de l'esprit juste au sens zen du terme.


3. Le dernier domaine est le kumite ou combat. Littéralement cela signifie « mélanger les mains ». Le combat peut être pré-défini ( kihon-kumité ), fixé à un nombre d'attaque précis ( ippon kumité,... ), dit souple ( ju kumité ), sans contact ( kundé kumité ) ou libre ( jyu kumité ). Le kata se pratique seul ou en groupe. Son étude, dans les arts martiaux comme dans l'art traditionnel, a pour but le travail de la technique, du kime ( puissance )... Les mouvements exécutés dans les katas seuls peuvent ensuite être mis en applications avec un partenaire. Ces exercices sont appelées bunkaï. Dans les arts martiaux, le kata représente un combat réel contre un adversaire, qui éventuellement peut être imaginaire. étant codifié de manière rigoureuse, il s'effectue sans surprise et permet notamment de travailler en toute sécurité des techniques qui seraient dangereuses en entraÎnement de combat, ou alors de travailler dans des conditions plus proches de la réalité du combat - conditions potentiellement mortelles, comme par exemple les katas de sabre exécutés avec un bokken ( sabre en bois ).


Le but du kata est double : Faire travailler des gestes, postures. dans des situations données, afin d'avoir un apprentissage « au calme » Faire découvrir des principes fondamentaux des arts martiaux, comme la gestion des distances ( ma ai ), l'attitude et la gestion de l'équilibre ( shisei ), la coordination des mouvements. à l'époque médiévale ou les écoles gardaient leurs secrets, les kata étaient une manière codée de transmettre l'enseignement : le travail paraissait banal extérieurement, mais sa répétition permettait aux élèves avancés de découvrir par eux-même les principes cachés et mystiques ( mikkyo et okuden ). Avec le kihon ( techniques de base ), l'étude des katas est une autre approche du kumite ( combat ). Kihon Le Kihon représente les techniques de base en Karaté Shotokan. Il est habituellement pratiqué en se déplaçant et en exécutant une combinaison de techniques. Le Kihon est un aspect central du Shotokan. Tous les katas sont en effet construits à partir du Kihon.


étoile icon Les Katas SHOTOKAN:

Les Katas Shotokan

étoile icon Les grades:

Les différents grades de Karaté - Do forment un ensemble dans la progression des connaissances en Karaté - Do. Les valeurs morales, la maÎtrise technique et la participation aux examens sont l'aboutissement normal de l'enseignement et de l'exemple dispensé de l'étude technique et de l'entraÎnement ( SHIN-GHI-TAI ). En Karaté - Do et dans les arts martiaux en général, les grades se référent à trois valeurs essentielles : SHIN ou Kokoro ( l'esprit ou plutôt le coeur, dans le sens spirituel ) : représente toutes les vertus morales auxquelles doit se référer chaque pratiquant. GI ( la technique ) : la forme, l'opportunité et l'efficacité sont étroitement liées. TAI ( le corps ) : l'outil de l'esprit ( l'adresse symbolisée par le corps ). Pour cette raison, un âge et un temps de pratique minimum sont définis pour l'obtention de chaque grade. En ce qui concerne les hauts grades, la continuité et l'assiduité dans la pratique sont des critères essentiels et incontournables pour l'attribution de ces grades Dan, sans oublier un dévouement à la cause du Karaté - Do. Les karatékas portent une ceinture dont la couleur change avec le grade. La ceinture noire s'obtient après neuf kyus. Après avoir obtenu sa ceinture noire, le karatéka pourra ensuite poursuivre son évolution en passant des Dans. Mais les étapes entre les Dans sont beaucoup plus longues que celles qui séparent les ceintures de couleurs. Rares sont ceux et celles qui ont dix dans; ce sont habituellement les précurseurs d'un style ou les disciples des MaÎtres. Les kyus se comptent à rebours.


Ainsi le 9ème kyu est la ceinture blanche, le 8ème la ceinture jaune et ainsi de suite. Le 1er kyu est le stade précédant la ceinture noire, 1er Dan ou Shodan. Les couleurs des ceintures peuvent varier d'un dojo à l'autre, mais l'ordre habituel de blanche à noire est : blanche, jaune, orange, verte, bleue 1 et 2, marron 1, 2 et 3, puis la première ceinture noire. Celui qui s'est appliqué et a persévéré dans l'étude du Karaté pour mériter la ceinture noire se distingue des autres étudiants. Il est désormais qualifié pour étudier la subtilité des techniques et méditer le sens profond du Karaté. La ceinture noire ne lui confère pas seulement une dignité, mais d'importantes responsabilités.


les katas